TAV: Cosa dice la Corte dei Conti francese sulla Torino – Lione!

La Corte dei Conti francese a proposito della NLTL (nuova linea torino – lione).

Il coordinamento francese delle associazioni e dei comitati contro il progetto Torino-Lione ha emesso un comunicato relativo al recente rapporto della Corte dei Conti francese che analizza tra l’altro gli investimenti pubblici nelle infrastrutture ferroviarie. ( http://lavoixdesallobroges.org/tribune-libre/524-communique-des-no-tav-a-propos-du-rappprt-de-la-cour-des-comptes-sur-les-finances-publiques ). Forse qualche nostro politico dovrebbe leggere come in altri paesi si considerano e si affrontano le cose. Vero Stefano Esposito?

Comunicato del 1 luglio 2012

Poco prima della consegna del rapporto della Commissione d’Inchiesta Pubblica sulla tratta francese della Torino-Lione, la Corte dei Conti ha pubblicato un rapporto intitolato “La situazione e le prospettive delle finanze pubbliche”.

Nel suo rapporto la Corte dichiara (da pag. 152 a pag. 155):

        “i progetti attuali […] potrebbero provocare nei prossimi anni una forte crescita degli investimenti pubblici, che non pare compatibile con la situazione finanziaria del Paese.”

        “Per essere avviati, questi progetti devono prima di tutto essere redditizi in senso lato.”

        “Particolare vigilanza deve essere dedicata agli effetti dei partenariati tra pubblico e privato, che trasferiscono il carico degli investimenti sulle spese di funzionamento…”

        “Alcune imprese pubbliche si indebitano per fare investimenti, senza avere i mezzi di rimborsare i debiti (cfr. il caso di RFF).”

        “Le valutazioni preliminari sono troppo spesso realizzate dai committenti, senza una valutazione indipendente: talvolta mettono in evidenza una grande redditività socio-economica ma compensano lo scarsa redditività finanziaria grazie alle sovvenzioni.”

        “Per gli investimenti pubblici futuri, sarebbe auspicabile definire anticipatamente i metodi di valutazione e far valutare i progetti da esperti indipendenti. Tale valutazione dovrebbe riguardare anche il monitoraggio del finanziamento e della realizzazione del progetto.”

        “[La Corte] si è interrogata in particolare sull’ampiezza dei progetti di nuove linee ferroviarie ad alta velocità previste nello schema nazionale delle infrastrutture di trasporto. Tali linee non sono sostenibili dal punto di vista del bilancio, della redditività finanziaria e socio-economica, né dal punto di vista ambientale.”

        “La Corte sottolinea che sarebbe stato necessario dare la precedenza alla modernizzazione e alla manutenzione della rete ferroviaria esistente.”

Gli oppositori alla Torino-Lione sostengono le stesse cose e richiedono che vengano studiate seriamente e in modo indipendente le soluzioni da loro proposte, rifiutate unilateralmente da RFF, dai promotori del progetto, dai politici e dai grandi gruppi dei lavori pubblici. Gli oppositori hanno ricordato a più riprese che la soluzione per i trasporti nelle regioni alpine consiste nell’investire sulle reti esistenti, tenendo conto dell’insieme dei flussi di traffico dei mezzi pesanti e delle auto.

E’ importante notare che la frase “nuove linee ferroviarie ad alta velocità… non sostenibili finanziariamente…né dal punto di vista ambientale” riguarda il progetto Torino-Lione. Infatti nel rapporto del febbraio 2012, la Corte si esprimeva così riguardo all’Autostrada Ferroviaria Alpina:

        “Non è stata condotta nessuna valutazione economica e socio-ambientale per evidenziare la convenienza del servizio rispetto agli investimenti pubblici richiesti.”

        “Non è stato raggiunto neanche lontanamente nessuno degli obiettivi esposti all’inizio della sperimentazione, poi prorogata, degli anni 2003-2006.”

        “La trasformazione a tempo indeterminato del progetto di autostrada ferroviaria si fonda sulla prospettiva di un aumento dei traffici che non è scontato e su criteri di redditività da definire.”

La Corte dei Conti nel rapporto del 2 luglio 2012 conferma inoltre che l’importo di 7,7 miliardi di euro per la tratta francese della Torino-Lione è ampiamente sottovalutato, come hanno sempre sostenuto gli oppositori al progetto che parlano di un costo dell’ordine di 11-14 miliardi di euro. La Corte afferma infatti: “Stanno per essere iniziati progetti molto costosi come i collegamenti tra Torino e Lione, il cui costo globale per la sola tratta francese supera gli 11 miliardi di euro.”.

Gli oppositori al progetto Torino-Lione sono quindi confortati e legittimati nelle loro analisi dalla Corte dei Conti.

Comitati e associazioni Belledonne Ovest, Avressieux, La Motte Servolex, Non Merci (No Grazie).
Membri del Coordinamento contro il progetto Torino-Lione merci e viaggiatori, che raggruppa diverse associazioni, comitati e amministratori locali contrari al progetto, da Lione alla Maurienne.

5 luglio 12 lavoixdesallobroges La Cour des comptes sur la ligne des NO TAV ?

http://lavoixdesallobroges.org/tribune-libre/524-communique-des-no-tav-a-propos-du-rappprt-de-la-cour-des-comptes-sur-les-finances-publiques

Dans son rapport sur les finances publiques, la Cour des comptes reprend nombre d’arguments avancés par les NO TAV à propos du projet Lyon-Turin. Ceux-ci s’en réjouissent dans un communiqué.

Alors que l’on attend la remise du rapport de la Commission d’enquête publique sur le Lyon Turin, les différentes associations d’opposant au projet viennent de nous envoyer deux communiqués. Le premier répond à un article publié dans la revue de la région Rhône-Alpes qui serait selon eux trompeur, partial et erroné. Qu’il s’agisse du budget nécessaire à ce projet, des données chiffrées sur le trafic routier ou de considération sur les temps de trajet à prévoir, les No Tav s’inscrivent en faux. Ils annoncent en revanche être sur la même ligne que la Cour des comptes dont le récent rapport sur les finances publiques contient certaines considérations qui concernent au premier chef le projet Lyon Turin. Nous publions aujourd’hui ce dernier communiqué qui pourrait presque laisser penser que la Cour des comptes a rejoint le mouvement No Tav…

Communiqué du 1er juillet 2012

A la veille de la remise du rapport de la Commission d’Enquête Publique sur le Lyon Turin, la Cour des Comptes a rendu son rapport sur « La situation et les perspectives des finances publiques ». Après avoir pointé, en février 2012, les faiblesses de l’Autoroute Ferroviaire Alpine, elle pointe une nouvelle fois les problèmes d’investissements non maîtrisés sur les LGV.

La Cour déclare notamment (page 152 à 155) :

« les projets adoptés dans des lois ou inscrits dans des schémas nationaux… pourraient se traduire par une forte croissance des investissements publics dans les prochaines années qui ne paraît pas compatible avec la situation financière du pays. »

– « Pour être lancés, ces investissements doivent d’abord être rentables dans une acception large… »

– « Une vigilance particulière est nécessaire sur l’effet des partenariats public privé qui reportent la charge de l’investissement sur les dépenses de fonctionnement…  »

– « En pratique, toutefois, certaines entreprises publiques s’endettent pour investir sans avoir les moyens de rembourser leurs dettes (cf le cas de RFF …) »

– « Les évaluations a priori sont trop souvent réalisées par les maîtres d’ouvrage, sans contre-expertise indépendante : elles mettent parfois en évidence une forte rentabilité socio-économiquee et compensent une faible rentabilité financière par des subventions. »

– « Pour les investissements publics à venir, il serait donc souhaitable qu’une instance puisse définir les méthodes d’évaluation et veiller à une contre-expertise des principaux projets indépendante des maîtres d’ouvrage. Elle devrait s’assurer du suivi du financement et de la mise en œuvre du projet. »

– « (La Cour) s’est plus particulièrement interrogée sur l’ampleur des créations, envisagées dans le schéma national des infrastructures de transport, de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse qui ne sont pas budgétairement soutenables et dont ni la rentabilité financière, ni la rentabilité socio-économique, ni l’intérêt environnemental ne sont établis. »

– « (La Cour) a rappelé qu’il était nécessaire d’accorder la priorité à la modernisation et à l’entretien du réseau ferroviaire existant. »

Les opposants au projet dit « Lyon Turin » ne disent pas autre chose et réclament l’étude sérieuse et indépendante des solutions proposées, rejetées unilatéralement par le Maître d’ouvrage RFF, les promoteurs du projet, politiques et grands groupes du BTP. Les opposants ont rappelé à de nombreuses reprises que la solution des transports dans les régions alpines passait par des investissements sur les réseaux existants prenant en compte l’ensemble des trafics poids lourds et voitures.

Il est important de noter que la formule « de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse qui ne sont pas budgétairement soutenables et dont ni la rentabilité financière, ni la rentabilité socio-économique, ni l’intérêt environnemental ne sont établis » vise explicitement le projet Lyon Turin. En effet dans son rapport de février 2012 la Cour indiquait à propos de l’Autoroute Ferroviaire Alpine:

« Aucune évaluation économique et socio-environnementale n’a été menée pour apprécier l’intérêt de ces services au regard des coûts publics supportés. La synthèse des connaissances « Transport combiné ferroviaire et autoroutes ferroviaires », réalisée sous l’égide du ministère chargé des transports et publiée en mai 2011, ne répond pas à ce besoin. » (page 377)

« Aucun des objectifs affichés au moment du lancement de l’expérimentation n’a été atteint, ni même approché, durant la phase 2003-2006 et sa prorogation, qu’il s’agisse du nombre de circulations par jour, du volume de fret transporté ou des performances commerciales. » (page 366)

« La pérennisation de l’autoroute alpine se fonde sur la perspective d’une progression des trafics qui n’est pas acquise et sur des critères de rentabilité qu’il reste à définir. » page 368)

Par ailleurs, La Cour des Comptes dans son Rapport du 2 juillet 2012 confirme que le prix annoncé de 7,7 Milliards d’€ pour la partie Française est largement sous-évalué, comme l’ont toujours affirmé les opposants au projet en annonçant des coûts de l’ordre de 11 à 14 Milliards d’€. La Cour indique : « D’autres projets très coûteux sont en passe d’être engagés comme les liaisons Lyon Turin (dont le coût global pour la seule partie française est supérieur à 11 Md€) »

Les opposants au projet Lyon Turin sont donc confortés et légitimés dans leurs analyses par la Cour des Comptes. Du point de vue environnemental les investissements sur les lignes existantes visent 95% des émissions de CO², l’engorgement routier des Alpes françaises est pour 80% la conséquence du trafic voitures et du transport régional.

Collectifs et associations Belledonne Ouest, Avressieux, La Motte Servolex, Non Merci

Membres de la Coordination contre le projet Lyon Turin fret voyageur (regroupant associations, collectifs et élus opposés au projet, de Lyon à la Maurienne)

Questa voce è stata pubblicata in Notizie, TAV in Valle di Susa e contrassegnata con , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , . Contrassegna il permalink.

2 risposte a TAV: Cosa dice la Corte dei Conti francese sulla Torino – Lione!

  1. Pingback: TAV: Anche la Russia rinuncia al progetto TAV! | Riprendiamoci noi stessi. Un blog per riflettere!

Rispondi

Inserisci i tuoi dati qui sotto o clicca su un'icona per effettuare l'accesso:

Logo di WordPress.com

Stai commentando usando il tuo account WordPress.com. Chiudi sessione /  Modifica )

Google photo

Stai commentando usando il tuo account Google. Chiudi sessione /  Modifica )

Foto Twitter

Stai commentando usando il tuo account Twitter. Chiudi sessione /  Modifica )

Foto di Facebook

Stai commentando usando il tuo account Facebook. Chiudi sessione /  Modifica )

Connessione a %s...